Vos données sont-elles plus en sécurité sur un serveur local ou chez Google ? La réponse technique.
- Aisance

- 3 nov. 2025
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 23 nov. 2025
La protection des données ne doit pas être un casse-tête. Voyez comment une architecture standardisée vous assure une conformité "par design", protégeant automatiquement votre patrimoine numérique.

C'est une réaction humaine très naturelle : la proximité rassure. Pour un dirigeant de PME, voir son serveur informatique dans une armoire ventilée au fond du couloir donne un sentiment de contrôle. On se dit : "Mes données sont là, chez moi. Personne ne peut y toucher."
À l'inverse, envoyer ses documents "dans le Cloud" (chez Google) semble abstrait, voire risqué. On imagine ses fichiers flotter dans la nature.
Pourtant, en matière de cybersécurité, l'intuition est trompeuse. Comparons point par point la réalité technique d'un serveur local (On-Premise) face à une infrastructure comme Google Workspace.
La sécurité physique (Le cambriolage)
Le Serveur Local :
Votre serveur est situé dans vos bureaux. Qui y a accès ? Souvent, la clé du local technique est partagée. Le personnel de ménage passe à proximité. En cas d'effraction classique (cambriolage de bureaux), le serveur peut être volé physiquement. Pire, en cas d'incendie ou de dégât des eaux (très fréquents), la machine est détruite.
L'Infrastructure Google :
Les centres de données (Data Centers) sont des forteresses. On n'y entre pas. Barrières, gardes armés, sas de sécurité biométriques, surveillance laser des sols. Même un ingénieur Google ne sait pas précisément sur quel disque dur se trouve votre fichier, car l'information est fragmentée. Voler vos données physiquement est impossible.
La mise à jour (La faille invisible)
Le Serveur Local : C'est le talon d'Achille des PME. Un serveur demande une maintenance constante. Il faut installer les correctifs de sécurité (patchs) dès qu'ils sortent.
La réalité : Souvent, la mise à jour est faite une fois par mois par votre prestataire externe, ou repoussée car "on n'a pas le temps de redémarrer".
Le risque : Entre la découverte d'une faille et sa réparation, il s'écoule des jours, voire des semaines. C'est là que les ransomwares frappent.
L'Infrastructure Google : La sécurité est dynamique. Les mises à jour sont déployées en temps réel, sans que vous n'ayez jamais à redémarrer quoi que ce soit. Si une faille est découverte à 10h00, elle est souvent corrigée à 10h05 au niveau mondial. La fenêtre de tir pour un pirate est quasi inexistante.
La sauvegarde (Le filet de sécurité)
Le Serveur Local : "La sauvegarde a-t-elle tourné hier soir ?" C'est la question qui angoisse. Souvent, les PME s'appuient sur des disques durs externes ou des bandes, stockés... au même endroit que le serveur. Si le bureau brûle ou est crypté par un virus, la sauvegarde disparaît avec l'original.
L'Infrastructure Google : La notion de "sauvegarde" disparaît pour devenir de la "redondance". Vos données sont copiées en temps réel sur plusieurs serveurs, dans plusieurs lieux géographiques distincts.
Si un disque casse ? Un autre prend le relais.
Si un centre de données entier est hors ligne ? Vos données sont accessibles depuis un autre centre. Vous n'avez aucune action à faire. C'est natif.
Le verdict technique : David contre Goliath
Garder son serveur en local en 2024, c'est comme vouloir garder son argent liquide sous son matelas plutôt qu'à la banque. C'est peut-être rassurant de pouvoir "toucher" ses billets, mais c'est infiniment plus risqué.
Les PME suisses sont des cibles privilégiées pour les cybercriminels car elles sont solvables mais souvent mal protégées techniquement. Passer chez Google Workspace, ce n'est pas perdre le contrôle. C'est admettre que la sécurité informatique est devenue un métier trop complexe pour être géré "à la maison", et choisir de confier cette tâche à l'infrastructure la plus robuste du marché.

